Hermann Beaugrand
Naturopathe, Iridologue

Les moulins,
Quartier La Planchette
07400 Alba-La-Romaine
06.71.41.83.25
"La naturopathie simple et à portée de tous."

Les plantes sauvages comestibles

Le chemin vers la bonne santé

Si l’on imagine le mode de vie de nos ancêtres avant le début de l’agriculture, on se représente le plus souvent l’image d’un chasseur/cueilleur. Arpentant alors son environnement qu’il connait à la perfection, à la recherche de gibier, et sachant utiliser également les différentes plantes qui l’entourent pour son alimentation, ou encore pour soigner différents maux.

 

Aujourd’hui, si l’on se promène en pleine nature, que ce soit à la campagne, en montagne, au bord de la mer ou même en ville, on peut observer ici et là de nombreuses plantes qui sont le plus souvent méprisées ou ignorées et qui ont pourtant beaucoup à nous apporter. Que ce soit en ce qui concerne notre alimentation, mais aussi pour nous aider à rester en bonne santé.

 

En reconnaissant et en cueillant ces différentes plantes, vous pouvez conjointement : fortement varier votre alimentation en incorporant de nouvelles espèces et ce, à moindre coût, rajouter du cru et de la vitalité à votre alimentation (la majorité de ses plantes peuvent se consommer en salades ou via différentes recettes crues), et enfin profiter des propriétés médicinales de ses différentes plantes vous permettant ainsi de rester en bonne santé.

 

Précautions particulières:

Si vous désirez vous lancer dans la cueillette de plantes sauvages, certaines précautions sont à prendre afin de vous éviter tout désagrément :

  • Ne cueillez pas dans les propriétés privées (sauf accord du propriétaire) et dans les zones protégées.
  • Veillez à ne pas « massacrer » l’environnement en piétinant toutes les plantes aux alentours de votre lieu de cueillette, limitez les quantités prélevées et les espèces selon la biodiversité locale, et enfin, ne cueillez jamais les individus jeunes ou sur le point de donner des graines. Si vous observez une plante unique sans aucune autre de la même espèce aux alentours, laissez la tranquille.
  • Assurez vous de clairement identifier les plantes que vous cueillez afin de ne pas les confondre avec certaines qui pourraient être toxique. Dans le doute, vous pouvez toujours les présenter à votre pharmacien qui pourra vous renseigner.
  • Ne cueillez pas les plantes aux abords des routes, de champs, de zones industrielles ou encore de décharges pour des raisons évidentes de pollution. Si vous les récoltez en pleines natures, veillez à bien les laver, surtout en ce qui concerne les plantes basses et les baies qui auraient pu être contaminées par l’urine de chiens ou de renards qui peuvent véhiculer des parasites.
  • De même, évitez de récolter les plantes des les prés où les moutons ou les chevaux peuvent paître. Elles peuvent là encore être contaminées par un parasite appelé la douve.

 

La liste qui va suivre et non-exhaustive et concerne de nombreuses plantes connues et facilement identifiables. Toutes peuvent être utilisées à des fins alimentaires, que ce soit comme aliment ou comme aromate

A

L’ail des ours

Ails des ours

L’ail des ours ( allium ursinum ) ou ail sauvage appartient  à la famille des Amaryllidacées au même titre que l’ail commun. Présent dans la plupart des sous-bois, on peut consommer son bulbe comme légume ou comme condiment dans les salades ainsi qu’en pesto, mais également ses feuilles crues ou cuites qui peuvent être préparées de la même manière que les épinards, mais également là encore en pesto, en soupe, en tisanes….

Possédant les mêmes vertus que l’ail commun ainsi qu’un taux important de vitamine C, l’ail des ours est principalement utilisé pour ses propriétés analgésiques en application cutanée, antiseptiques, hypotensives, dépuratives et anti-parasitaire ( ce qui expliquerais pourquoi les ours ont pour habitude d’en consommer au sortir de l’hibernation).

B

La bardane

bardane

Plante aux multiples usages, la bardane (Arctium lappa) appartient à la famille des Asteraceae et peut aussi bien être utilisée comme légume pour ses nutriments mais surtout comme plante médicinale pour ses nombreuses propriétés.

Facilement reconnaissable par ses grandes feuilles formant des touffes, et surtout par ses graines qui sont à l’origine de l’invention du velcro, on l’utilise le plus souvent dans l’alimentation les jeunes pousses et sa racine. Tous deux nécessitent d’être cuits pour en améliorer la saveur bien que l’on puisse également les consommer crus malgré son goût terreux. C’est une plante également très riche en phosphore, mais aussi en calcium, en fer, en potassium et en magnésium.

C’est surtout au niveau des ses différentes propriétés que la bardane devient véritablement intéressantes. On peut aussi bien utiliser ses feuilles et sa racine broyée (en cataplasme pour les affections cutanées comme l’acné, les abcès, les piques d’insectes, les démangeaisons, les crevasses, les gerçures), qu’utiliser l’huile extraite de sa racine (pour prévenir la chute des cheveux et les garder en bonne santé). On retrouve par ailleurs la bardane dans de nombreux produits capillaires. La plante possède également des vertus détoxifiantes et dépuratives au niveau hépatique qui lui permettent d’être utilisée sous forme de cure.

 

La bourse à pasteur

Bourse à pasteur

Regroupant différentes espèces appartenant au genre des Capsella dont la plus connue est Capsella bursa-pastoris , les bourses à pasteur font parties de la famille des crucifères et peuvent être utilisées de multiple façons.

Si ses feuilles rappellent celles du pissenlit, c’est surtout la forme de ses fleurs et de ses fruits triangulaires en forme de bourse ou de cœur qui permet de distinguer ces espèces. Tout comme pour le pissenlit, les feuilles de bourse à pasteur peuvent être consommées crues en salades ou cuites comme pour les épinards, mais il est également possible de consommer ses fleurs crues en salade, de prélever le suc de la plante pour l’ajouter à un jus de légume, ou encore d’utiliser ses petites graines noires à la saveur piquante pour en faire un condiment.

Coté propriétés médicinales, les bourses à pasteurs ne sont pas en reste puisque leur richesse en vitamine C les indiquaient particulièrement il y a quelques siècles pour prévenir le scorbut. Si les bourses à pasteur constituent aussi un antiseptique urinaire intéressant et possèdent des propriétés astringentes efficaces en cas de diarrhées, cette plante est surtout célèbre pour ses propriétés hémostatiques fortement utilisées au cour de la première guerre mondiale pour arrêter les hémorragies lors de blessures, mais aussi pour soigner les coupures ou encore les saignements de nez. Ses propriétés l’indique également pour les cas d’hémorragie utérine des jeunes filles ou des femmes proches de la ménopause, mais aussi pour traiter certains troubles circulatoires comme les varices ou les hémorroïdes.

 C

Le circe maraîcher

Circe maraîcher

Le Circe maraîcher (Cirsium oleraceum) est une plante cousine des chardons avec qui elle partage des propriétés stimulatrice du foie et de la vésicule biliaire. On la rencontre le plus souvent dans les lieux frais et ombragés et est assez commune dans le nord et l’est de la France. On peut utiliser ses feuilles de la même manière que les épinards, ou encore ses côtes que l’on peut cuisiner de la même manière que les blettes.

 

Les cynorrhodons

Cynorrhodon

Plus connus sous le nom de « poils à gratter », les cynorrhodons constituent les « faux-fruits » de diverses espèces de plantes dont le rosier et les églantiers qui appartiennent au genre Rosa et peuvent être consommés aussi bien pendant l’automne que l’hiver.

Particulièrement riches en vitamine C, les cynorrhodons le sont également en vitamines du groupe B, en provitamine A ainsi qu’en minéraux et oligo-éléments et en anti-oxydants ( les caroténoïdes qui lui donne sa couleur rouge). Toutefois les fruits ne sont véritablement murs et sucrés que lorsqu’ils sont blets, c’est à dire après les premières gelées. À défaut, vous pouvez toujours mettre vos cynorrhodons récoltés au congélateur afin que le gel les attendrissent. S’il est possible de les manger crus bien qu’ils soient astringents et acides, les cynorrhodons se révèlent délicieux en confitures, en gelées et en marmelades bien qu’ils puissent également être utilisés séchés en infusions ou en décoctions.

Attention toutefois à bien ôter les poils de ces faux-fruits sous peine de démangeaisons. Ce n’est pas pour rien que les cynorrhodons sont également appelés « gratte-cul ».

En ce qui concerne ces propriétés thérapeutiques, les cynorrhodons en plus de leurs vertus nutritives sont diurétiques et astringents, mais ils sont particulièrement utiles pour stimuler les défenses immunitaires, ainsi que pour lutter contre l’asthénie et les déprimes saisonnières.

 

Le chardon-marie

Chardon-marie

 

Appréciant les sols acides et ensoleillés, le chardon-marie (Silybum marianum) est une plante assez facilement reconnaissable par ses fleurs et surtout ses feuilles épineuses.

Cette plante est particulièrement connue pour son action sur le foie et la vésicule biliaire qui l’indique dans de nombreuses pathologies hépatiques. Ce que l’on sait moins, c’est que les jeunes pousses peuvent être consommées de la même manière que les asperges, tandis que les feuilles lorsque l’on a ôté leurs épines peuvent aussi être consommées comme les épinards.

 

Le chénopode blanc

chénopode blanc

Aussi appelée ansérine, herbe aux vendangeurs ou chou gras au québec, le chénopode blanc (Chenopodium album) est une grande plante pouvant attendre 2 mètres de hauteur. De la famille des Chenopodiaceae  elle ne doit pas être confondue avec l’épazote ou fausse ambroisie, qui bien qu’ayant des feuilles semblables, possède une odeur citronnée caractéristique qui permet de la distinguer. Si cette dernière possède des propriétés intéressantes, notamment comme vermifuge, elle comporte aussi une certaine toxicité d’où la nécessité de bien les différencier.

Si les jeunes feuilles peuvent être consommées crues à la manière des épinards, les feuilles plus âgées ainsi que les tiges peuvent être cuites. Il convient cependant de limiter leur consommation à cause de la présence d’oxalates qu’elles contiennent et qui peuvent provoquer divers troubles arthritiques à la longue chez les personnes sensibles. Si l’on déconseille de consommer les graines du chénopode à causes des saponines et des nitrates qu’elles contiennent, celles-ci deviennent comestibles une fois cuites. Du reste, les feuilles de chénopodes ainsi que ses graines sont une source intéressante de protéines, mais également de calcium, du phosphore, du fer ainsi que les vitamines A, C, E ainsi qu’en certaines vitamines du groupe B dont la B2 et la B6.

Concernant ses propriétés, on lui attribue des vertus légèrement laxatives et anti-inflammatoires ainsi qu’une action contre les affections respiratoires bien qu’elle soit rarement utilisée en ce sens.

 

La consoude

Consoude

Appartenant au genre (Symphytum), les consoudes apprécient les sols humides et se rencontrent un peu partout. En l’absence de fleurs pouvant aller du blanc au bleu en passant par le violet, attention à ne pas confondre les feuilles de la consoude avec celles de la digitale ( très toxique), la consoude ayant des feuilles rapeuses tandis que celles de la digitale sont douce. Si elle est très appréciée en permaculture pour fournir un excellent compost, ses feuilles lorsqu’elles sont jeunes peuvent également être consommées bien que du fait de la présence d’alcaloïdes néfastes pour le foie, on déconseille sa consommation quotidiennement et à forte dose.

Cotés propriétés médicinales, la consoude est réputée pour faciliter la cicatrisation des plaies lorsqu’on l’utilise ses racines broyées en cataplasmes, mais aussi pour faciliter la consolidation des fractures grâce à sa teneur en allantoïne. Elle est donc particulièrement indiquée en cas de plaies, d’écorchures, de piqures, de gerçures, de crevasses, mais surtout en cas d’entorses ou de fractures.

 

Le coquelicot

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Cousin du célèbre pavot somnifère dont on extrait l’opium, le coquelicot ( Papaver rhoeas ) figure parmi les plantes les plus répandues de nos campagnes à partir du mois d’avril et a inspiré de nombreux peintres dont Claude Monet.

Tout comme le pavot à opium, le coquelicot contient des alcaloïdes ( en quantité moindre bien évidemment ) qui lui confère des propriétés relaxantes valables aussi bien pour l’adulte que pour l’enfant. Mais la plante contient également des propriétés béchiques et émollientes qui l’indique en cas de gorge irritée ou de toux. Le coquelicot sera donc particulièrement indiqué en cas d’affection respiratoire comme la toux ou la bronchite, mais aussi en cas de troubles du sommeil.

Il conviendra de ne consommer que les pétales du coquelicot car les autres parties de la plante contient une sève pouvant être toxique. Vous pouvez consommer ces pétales crues en salades, mais aussi pour accompagner des desserts au chocolat, ou encore en faire des fleurs cristallisées.

 

F

Le fenouil

Fenouil sauvage

 

Facilement reconnaissable grâce à la forme en plumeaux de ses feuilles et à son odeur anisée,  le fenouil commun (Foeniculum vulgare) se développe particulièrement autour du pourtour méditérranéen. Apprécié particulièrement pour ses bulbes, toutes les parties de la plantes sont comestibles, permettant selon votre imagination de l’utiliser dans de nombreuses recettes, aussi bien cru que cuit.

En ce qui concerne ses propriétés médicinales, le fenouil est radical en ce qui concerne les troubles digestifs (ballonnements, nausées, maux d’estomac, …), mais il favorise également la lactation chez les femmes qui peuvent l’utiliser en infusions, et qui permet également chez les femmes qui allaitent, de calmer les maux de ventre des nouveau-nés.

 

L

Le lamier pourpre

Lamier pourpre

Souvent confondue avec l’ortie lorsque les fleurs ne sont pas encore développées d’où son surnom « d’ortie rouge », le lamier pourpre ( Lamium purpureum ) appartient à la famille des lamiacées, au même titre que les menthes, mélisses, lavandes ou encore les romarins. Considéré par beaucoup comme une mauvaise herbe, le lamier pourpre pousse véritablement partout, même dans les endroits où on ne le souhaiterais pas. Si on utilise les plus souvent ses sommités fleuries pour décorer une salade, ses feuilles bien que comestibles crues se révèlent meilleures cuites d’où son utilisation en soupes.

Concernant ses propriétés médicinales, les feuilles de lamier pourpre lavées et broyées en cataplasme constitueraient un excellent désinfectant pour les plaies, elles auraient également des propriétés astringentes, anti-diarrhéique et diurétiques.

 

N

 

Le nombril de Vénus

Le nombril de Vénus

 

Faisant partie des « plantes grasses » ou plantes succulentes bien qu’elle n’en ai pas que le nom, le nombril de Vénus ( Umbilicus rupestris ) fait partie de la famille de la famille des Crassulacées et se rencontre le plus souvent dans le sud de la France. Reconnaissable par la forme de ses feuilles dont le centre rappelle la forme d’un nombril, le nombril de vénus apprécie particulièrement les endroits rocailleux ou les murs des vieilles bâtisses. Ses feuilles tendres, juteuses et légèrement acidulées auraient un goût particulièrement plaisant bien qu’elles puissent gagner en amertume en grandissant.

Comme pour toutes les plantes succulentes, le nombril de Vénus est particulièrement riche en eau, mais aussi en vitamines, minéraux dont le fer, oligo-éléments,  et acides aminés ce qui en fait un très bon reminéralisant et revitalisant. De plus, ses feuilles sont particulièrement indiquée pour accélérer la cicatrisation de plaies, mais aussi d’acné, de furoncles, ce qui en fait une excellente alternative aux produits à base d’aloé vera.

 

O

L’ortie

ortieUn article détaillé sur les vertus des orties se trouve ici.

 

 P

Les pâquerettes

Pâquerettes

Qui n’a jamais cueilli ces petites fleurs blanches pour en compter les pétales? Souvent confondue avec les marguerites ( Leucanthemum vulgare ) qui peuvent atteindre 1 mètre de hauteur, les pâquerettes ( Bellis perennis) plus petites appartiennent à la grande famille des Astéracées qui comprend également les différentes variétés de camomilles.

Comme ses cousines avec qui elle partage de nombreuses propriétés, la pâquerette en infusion, macération ou décoction est particulièrement indiquée pour ses propriétés cicatrisantes,décongestionnante et anti-inflammatoires en cas de coup, de contusions ou de lésions de la peau, d’où son surnom « d’arnica des plaines ». On pourra également l’utiliser dans de nombreux cosmétiques ou encore comme soutiens pour ce qui est des pathologies infectieuses.

Il sera possible de consommer les fleurs crues en salade comme en garniture, mais également les feuilles qui pourront se cuisiner comme des légumes verts, que ce soit là encore en garniture, mais aussi en soupe.

Le pissenlit

pissenlitUn article détaillé sur les vertus du pissenlit se trouve ici.

 

Le plantain

plantain

 

À ne pas confondre avec les bananes, le plantain englobe de nombreuses variétés de plantes appartenant au genre Plantago. Considérée comme une plante médicinale majeure, le plantain a de nombreuses indications.

Les graines broyées ont une action laxatives, les feuilles broyées et utilisées en cataplasme ont une action hémostatique et cicatrisante, tandis que les racines là encore broyées et utilisées en cataplasmes ont une action anti-infectieuse, anti-inflammatoire et anti-allergique et peuvent être utiles en cas d’affections de la peau ou d’infections respiratoires. Coté alimentation, les jeunes feuilles peuvent être consommées en salades mais aussi sous forme de pesto.

 

Les prunelles

prunelles

Semblables aux prunes que nous consommons habituellement pendant l’été, les prunelles sont les fruits du prunelier (prunus spinosa), une espèce sauvage de prunier que l’on peut consommer tout comme les cynorrhodons au cours de l’automne et de l’hiver.

Très commun au bord des sentiers et des chemins ou dans les haies et facilement reconnaissable grâce à ses nombreuses épines, le prunelier fournit des fruits immangeables crus du fait de leur amertume, mais qui le deviennent après les premières gelées tout comme pour les cynorrhodons. Si l’on utilise le plus souvent les prunelles pour en faire une liqueur dans de nombreuses régions, on peut également en faire de délicieuses confitures et gelées ( après les premières gelées évidemment). Les prunelles sont par ailleurs riches en vitamine C, A et B mais aussi en minéraux et oligo-éléments comme le calcium, le potassium ou le magnésium.

Astringentes et toniques, les prunelles sont également légèrement laxatives et antiseptiques des voies urinaires, tout en étant stimulatrices du système immunitaire.

 

 

 T

Le tussilage

tussilage

Appartenant là encore à la famille des Asteraceae, le tussilage (Tussilago farfara) que l’on appelle également pas-d’ânes, fait partie des plantes les plus utilisées en phytothérapie. Elle peut également être incorporée dans de nombreuses recettes.

Il est possible de consommer aussi bien les jeunes feuilles dans des salades ( elles deviennent amères en vieillissant) que ses fleurs. Celles-ci sont très parfumées et peuvent être  consommées crues dans des salades, cuites à la vapeur ou revenues dans une poêle, voir même être incorporée dans différentes recettes de desserts. Si le tussilage est riche en vitamine C, elle contient également de nombreux minéraux et oligo-éléments intéressants tels que du calcium, du magnésium, du phosphore, du potassium, du silicium, du fer, du souffre ou encore du sodium.

Concernant ses propriétés thérapeutiques, le tussilage comme son nom latin l’indique ( de tussis, « toux » et de agere, « chasser ») est une plante principalement indiquée comme antitussif en cas de toux et d’asthme, mais aussi de rhumes, de bronchites ou de trachéites. On le retrouve, par ailleurs, utiliser dans de nombreux médicaments en ce sens. Le tussilage possède donc des propriétés antitussives, mais aussi émollientes, expectorantes, adoucissantes et anti-inflammatoire, qui en font l’une des plantes reines pour toutes les affections de l’appareil respiratoire. Il est possible d’utiliser les feuilles et les fleurs aussi bien sous forme d’infusions que de sirop pour pouvoir profiter de ses bienfaits.

 

 

V

 Les violettes

 Violettes

Appartenant à la grande famille des Viola, les violettes englobent de nombreuses espèces différentes aux formes et aux couleurs variées, la plus intéressante pour ce qui est de l’alimentation étant sans doute la violette odorante ou Viola odorata.

Si l’on connais le plus souvent la violette pour son odeur caractéristique utilisé aussi bien en parfumerie qu’en confiserie ( les célèbres violettes de Toulouse ), cette petite fleur des prés et des bois possède également de nombreuses autres qualités.

Utilisée diluée en décoction dans un bain, la violette calmerait les douleurs rhumatismales, mais aussi la nervosité et interviendrait dans les troubles du sommeil. Elle serait également indiquée dans les affections respiratoires comme les bronchites, rhumes ou la toux, mais aussi en cas d’indigestion, la racine ayant de plus des propriétés vomitives.

En cuisine, les fleurs de violette pourront être consommées en salades, mais peuvent aussi être incorporées à des smoothies, soupes, ou encore à de nombreux desserts.

Hermann Beaugrand
Naturopathe, Iridologue

Les moulins,
Quartier La Planchette
07400 Alba-La-Romaine
06.71.41.83.25

6 Commentaires

  1. Emma's Gravatar Emma
    juillet 11, 2014    

    Bonjour,
    Je viens de lire votre article et je le trouve super 🙂 Dommage que vous ne le complétiez pas car c’edt très intéressant 🙂

  2. simone's Gravatar simone
    novembre 4, 2014    

    Votre article est très intéressant toutes ces plantes je les voie partout à la campagne mais je ne connaissais le nom d aucune! !!!!

  3. mars 25, 2015    

    Bonjour Hermann cet article est vraiment très intéressant. Pourriez-vous spécifier quelles sont les plantes que l’on peut manger crues. Le pissenlit et l’ortie c’est possible mais le chardon et le nombril de vénus par exemple ?

    • Hermann's Gravatar Hermann
      mars 25, 2015    

      En général, j’ai indiqué celles qui pouvaient se consommer crues en salade. Pour le chardon-marie, ce sera uniquement les jeunes pousses tandis que pour les nombrils de Vénus, on peut consommer les feuilles plus âgées bien qu’elles soient plus amères.

  4. siemeni happi's Gravatar siemeni happi
    mars 25, 2015    

    publication très intéressante comme d’habitude. encore très intéressante pour ceux qui font la cueillette ou qui vivent en campagne ou qui ont la possibilité d’y aller. en ville on trouve quelques unes par ci par là, mais le problème c’est qu’elles sont souillées par des gens indélicats et irrespectueux de la nature (crachats, pipi de chiens et j’en passe). oui dans le temps nos ancêtres vivaient de la chasse et/ou de pêche et de la cueillette. ah oui ils se portaient merveilleusement bien. au Cameroun il n y a pas longtemps, les pygmées vivaient ainsi. je les ai côtoyé il y a 30, 40 ans dans leur case en paille aux environs de Yokadouma. tu peux me croire Hermann Beaugrand rien qu’à les voir ils jaillissaient de santé. merci de nous édifier.

  5. Lefort's Gravatar Lefort
    novembre 15, 2016    

    Merci infiniment pour la qualité des photos proposées ! Ces photos nous permettent de reconnaître immédiatement et sans ambiguité les plantes que nous connaissons déjà visuellement.
    Découvrir en plus leurs noms et leurs propriétés, c’est merveilleux !
    Le monde est à nos pieds et nous ne le savons pas !!!
    Je vous remercie très sincèrement pour ces découvertes,
    Nicole

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